Refonte site web : les erreurs SEO qui font perdre du trafic

Par darya.benchakroun14 août 2026Temps de lecture : 24 min de lecture

Une refonte site web peut être une excellente opportunité pour moderniser une image de marque, clarifier une offre, améliorer l’expérience utilisateur et augmenter la conversion. Mais elle peut aussi devenir un risque majeur pour le référencement naturel si le SEO n’est pas intégré dès le départ.

Changer le design, modifier l’arborescence, réécrire les contenus, changer les URLs, supprimer des pages ou migrer vers un nouveau CMS peut avoir un impact direct sur la visibilité Google. Un site peut être plus beau, plus moderne et plus fluide, tout en perdant une partie importante de son trafic organique après la mise en ligne. C’est souvent l’un des scénarios les plus frustrants pour une entreprise : investir dans un nouveau site, puis constater une baisse des clics, des positions, des impressions et parfois des demandes entrantes.

La perte de trafic SEO après une refonte n’est pas une fatalité. Elle survient généralement lorsque certaines étapes ont été oubliées ou traitées trop tard : audit de l’existant, cartographie des URLs, conservation des contenus stratégiques, plan de redirection, contrôle de l’indexation, maillage interne, suivi post-migration ou vérification des performances techniques.

Une migration SEO réussie repose donc sur une méthode. L’objectif n’est pas seulement de publier un nouveau site, mais de préserver le capital SEO existant, d’améliorer ce qui doit l’être et de sécuriser la transition entre l’ancien et le nouveau site.

Voici les principales erreurs SEO qui font perdre du trafic lors d’une refonte de site web, et les bonnes pratiques à anticiper pour éviter ces risques.

Pourquoi une refonte de site web peut faire perdre du trafic ?

Une refonte touche souvent à des éléments essentiels du SEO. Les moteurs de recherche s’appuient sur les URLs, les contenus, les balises, les liens internes, la structure du site, les performances techniques, les backlinks, le sitemap et les signaux d’indexation pour comprendre et classer les pages.

Lorsqu’un site est refondu, ces éléments peuvent changer en même temps. Une ancienne URL peut disparaître. Une page bien positionnée peut être supprimée. Un contenu long peut être raccourci. Une page importante peut se retrouver plus profonde dans l’arborescence. Des liens internes peuvent être cassés. Une balise noindex peut rester active par erreur. Le fichier robots.txt peut bloquer l’exploration. Un plan de redirection peut être incomplet.

Chaque erreur peut sembler mineure isolément, mais leur accumulation peut provoquer une vraie baisse de visibilité. Google doit parfois réexplorer, comprendre et réévaluer le nouveau site. Si la migration est mal préparée, il peut ne pas retrouver les équivalences entre anciennes et nouvelles pages, ou considérer que certains contenus importants n’existent plus.

Une refonte ne doit donc jamais être traitée uniquement comme un projet graphique. C’est aussi un projet SEO, technique, éditorial et commercial.

Erreur n°1 : lancer la refonte sans audit SEO préalable

La première erreur consiste à commencer la refonte sans analyser le site existant. Beaucoup de projets démarrent par des ateliers de design, des inspirations graphiques, une nouvelle arborescence ou des maquettes, mais sans diagnostic SEO. C’est risqué, car le site actuel possède peut-être déjà des actifs précieux.

Certaines pages peuvent générer du trafic organique qualifié. D’autres peuvent se positionner sur des requêtes importantes. Certaines URLs peuvent recevoir des backlinks. Certains articles peuvent attirer des prospects en amont du parcours. Certaines pages services peuvent convertir régulièrement, même si leur design semble daté.

Sans audit, ces pages peuvent être supprimées, fusionnées, déplacées ou appauvries sans que personne ne mesure leur valeur. C’est l’une des causes les plus fréquentes de perte de trafic SEO après refonte.

Un audit SEO préalable doit analyser les pages indexées, le trafic organique, les mots-clés positionnés, les impressions, les clics, les backlinks, les contenus performants, les conversions et les erreurs techniques. Il doit permettre de distinguer les pages à conserver, les pages à enrichir, les pages à fusionner et les pages à rediriger.

Une refonte réussie commence donc par une compréhension précise de l’existant. Avant de reconstruire, il faut savoir ce qu’il faut préserver.

Erreur n°2 : supprimer des pages sans vérifier leur valeur SEO

Pendant une refonte de site web, il est fréquent de vouloir simplifier l’arborescence. Certaines pages semblent anciennes, redondantes, peu esthétiques ou mal alignées avec le nouveau design. Elles sont alors supprimées pour rendre le site plus clair.

Le problème est que certaines de ces pages peuvent avoir une vraie valeur SEO. Une page ancienne peut se positionner sur plusieurs requêtes longue traîne. Un article peu visible dans le menu peut générer du trafic régulier. Une page ressource peut recevoir des liens externes. Une page secondaire peut contribuer au parcours d’un prospect avant une conversion.

Supprimer ces pages sans analyse peut faire disparaître des points d’entrée organiques. Le trafic ne baisse pas toujours immédiatement sur l’ensemble du site, mais certaines requêtes peuvent perdre leur page de destination. Google ne retrouve plus le contenu correspondant. Les utilisateurs arrivent sur des erreurs 404 ou sur des pages moins pertinentes.

Avant de supprimer une page, il faut donc vérifier son trafic, ses impressions, ses positions, ses backlinks, son rôle dans le maillage interne et sa contribution aux conversions. Si la page a une valeur, elle doit être conservée, enrichie, fusionnée avec une page plus forte ou redirigée vers une nouvelle destination pertinente.

Une refonte ne doit pas effacer l’historique SEO du site. Elle doit le rationaliser intelligemment.

Erreur n°3 : changer les URLs sans plan de redirection

Le changement d’URLs est l’un des points les plus sensibles d’une migration SEO. Lorsqu’une URL change, Google et les utilisateurs doivent être dirigés vers la nouvelle adresse. Cela passe par des redirections 301.

Sans plan de redirection, les anciennes URLs peuvent générer des erreurs 404. Cela crée une mauvaise expérience utilisateur et peut provoquer une perte de valeur SEO. Si une ancienne URL recevait des backlinks ou générait du trafic organique, cette valeur peut être fortement réduite si aucune redirection n’est mise en place.

Le plan de redirection doit être préparé avant la mise en ligne. Il doit associer chaque ancienne URL importante à la nouvelle URL la plus pertinente. Une ancienne page service doit rediriger vers la nouvelle page service correspondante. Un ancien article doit rediriger vers sa nouvelle version ou vers un contenu proche. Une ancienne page supprimée doit rediriger vers une page utile, et non vers une destination générique.

Il faut aussi tester les redirections après la mise en ligne. Une redirection mal configurée, une chaîne de redirections trop longue ou une boucle peuvent nuire à la migration.

Le plan de redirection est l’un des éléments les plus importants pour éviter une perte de trafic SEO lors d’une refonte site internet.

Erreur n°4 : rediriger toutes les anciennes pages vers la page d’accueil

Une autre erreur fréquente consiste à rediriger massivement les anciennes URLs vers la page d’accueil. Cette solution peut sembler simple, mais elle est rarement pertinente.

Lorsqu’un utilisateur clique sur un ancien résultat Google qui parlait d’un service précis, d’un article ou d’une ressource, il s’attend à trouver un contenu équivalent. S’il arrive sur la page d’accueil, il perd le contexte. Il doit chercher à nouveau l’information. Cette expérience est peu satisfaisante.

Pour Google, cette redirection générique peut aussi poser problème. L’ancienne page avait une intention précise. Si elle redirige vers une page trop différente, la pertinence entre ancienne et nouvelle destination est faible. La valeur SEO peut donc être moins bien transmise.

Chaque redirection doit respecter l’intention de la page d’origine. Une page sur une prestation doit être redirigée vers la prestation équivalente. Un article doit être redirigé vers un article mis à jour ou une page proche. Une ancienne page sectorielle doit rediriger vers la nouvelle page du même secteur.

La redirection vers la page d’accueil ne doit être utilisée qu’en dernier recours, lorsqu’aucune page pertinente n’existe. Dans une migration SEO bien préparée, ce cas doit rester minoritaire.

Erreur n°5 : réduire les contenus pour des raisons de design

Lors d’une refonte, les équipes veulent souvent rendre le site plus moderne, plus visuel, plus épuré. Cette intention est légitime. Mais elle peut devenir problématique si elle conduit à réduire fortement les contenus des pages stratégiques.

Une page qui contenait des explications détaillées, des sections SEO, des réponses aux questions fréquentes ou des éléments de contexte peut être remplacée par une version plus courte, plus esthétique, mais moins complète. Le design gagne en légèreté, mais le contenu perd en profondeur.

Or, le contenu est un élément central du SEO. Google doit comprendre le sujet de la page, son niveau de pertinence et sa capacité à répondre à l’intention de recherche. Si le contenu devient trop pauvre, la page peut perdre des positions.

L’objectif n’est pas de conserver des blocs de texte lourds ou mal présentés. Il est de rendre les contenus plus lisibles sans les appauvrir. Une page peut être bien structurée, agréable à lire et riche en informations. Les sections peuvent être mieux hiérarchisées, les titres plus clairs, les paragraphes plus fluides, les FAQ mieux intégrées et les CTA mieux placés.

Une refonte SEO réussie ne supprime pas la valeur éditoriale. Elle la rend plus claire et plus efficace.

Erreur n°6 : construire une nouvelle arborescence sans logique SEO

L’arborescence est l’un des fondements du référencement naturel. Elle organise les pages, les niveaux de profondeur, les menus, les catégories et les liens entre les contenus. Une mauvaise arborescence peut affaiblir la compréhension du site par Google et rendre la navigation plus difficile pour les utilisateurs.

Lors d’une refonte, certaines entreprises construisent l’arborescence uniquement selon leur organisation interne ou selon une logique graphique. Les pages sont regroupées par départements, par catégories internes ou par préférences de design. Mais les prospects ne naviguent pas toujours selon cette logique. Ils cherchent une solution, un service, un secteur, une problématique ou une preuve.

Une arborescence SEO doit partir des intentions de recherche et des objectifs business. Les pages services doivent être bien identifiées. Les pages sectorielles doivent être accessibles. Les contenus informationnels doivent soutenir les pages commerciales. Les ressources et cas clients doivent être reliés aux offres. Les pages importantes ne doivent pas être trop profondes.

Une arborescence mal pensée peut faire perdre de la visibilité à des pages stratégiques. Si une page importante reçoit moins de liens internes, devient moins accessible ou disparaît du menu, son poids SEO peut diminuer.

La refonte est donc le bon moment pour repenser la structure, mais cette réflexion doit intégrer le SEO dès le départ.

Erreur n°7 : oublier le maillage interne

Le maillage interne est souvent fortement modifié pendant une refonte. Les anciens menus disparaissent, les liens dans les contenus sont supprimés, les articles ne renvoient plus vers les mêmes pages, les pages services ne sont plus reliées aux cas clients et certaines nouvelles pages restent isolées.

Pourtant, le maillage interne joue un rôle important en SEO. Il aide Google à comprendre les relations entre les pages et à identifier les contenus les plus importants. Il aide aussi les visiteurs à avancer dans leur parcours.

Un article SEO doit pouvoir orienter vers une page service. Une page service doit pouvoir renvoyer vers un cas client, une ressource ou un formulaire. Une page sectorielle doit être reliée aux offres adaptées. Une ressource téléchargeable doit pouvoir renvoyer vers un diagnostic ou une prise de contact.

Si le maillage interne est affaibli lors de la refonte, certaines pages peuvent perdre en visibilité. Elles restent en ligne, mais reçoivent moins de signaux internes. Cela peut limiter leur capacité à se positionner.

Avant la mise en ligne, il faut donc vérifier que les pages stratégiques sont bien reliées. Le maillage doit être pensé comme un levier SEO, UX et conversion.

Erreur n°8 : oublier les balises title, meta descriptions et Hn

Les balises SEO font partie des fondamentaux, mais elles sont souvent négligées lors d’une refonte. Les anciennes balises peuvent ne pas être reprises. Les nouvelles pages peuvent être publiées avec des titles génériques. Les meta descriptions peuvent être absentes. Les H1 peuvent être dupliqués. La hiérarchie H2/H3 peut être incohérente.

Ces erreurs ne provoquent pas toujours une chute massive à elles seules, mais elles affaiblissent la compréhension et l’attractivité des pages. La balise title influence la manière dont la page apparaît dans les résultats de recherche. Le H1 aide à identifier le sujet principal. Les H2 structurent le contenu. La meta description peut améliorer le taux de clic lorsqu’elle est bien rédigée.

Chaque page stratégique doit donc être optimisée avant la mise en ligne. Les titles doivent être uniques, clairs et alignés avec les mots-clés ciblés. Les meta descriptions doivent présenter la valeur de la page. Les H1 doivent être cohérents avec l’intention principale. Les H2 doivent organiser les grandes sections.

Une refonte ne doit pas effacer les optimisations existantes. Elle doit les reprendre, les améliorer et les adapter au nouveau site.

Erreur n°9 : laisser le site en noindex après la mise en ligne

C’est une erreur classique et pourtant très pénalisante. Pendant la phase de développement, il est normal de bloquer l’indexation du site de préproduction pour éviter que Google n’indexe des pages de test. Mais au moment de la mise en ligne, ces blocages doivent être retirés.

Si une balise noindex reste active ou si le fichier robots.txt bloque l’exploration du nouveau site, Google peut ne pas indexer correctement les pages. Le site est en ligne pour les utilisateurs, mais invisible ou partiellement invisible pour les moteurs de recherche.

Cette erreur peut provoquer une perte rapide d’impressions et de clics. Elle peut être corrigée, mais elle crée une période de risque inutile.

Avant la mise en ligne, il faut donc vérifier les balises meta robots, le fichier robots.txt, les paramètres du CMS, le sitemap, les canonical et les statuts HTTP. Après la mise en ligne, il faut contrôler rapidement l’indexation dans Google Search Console.

Une migration SEO doit toujours inclure cette vérification. Une simple case cochée dans un CMS peut suffire à bloquer une partie importante de la visibilité.

Erreur n°10 : publier un sitemap XML incomplet ou incorrect

Le sitemap XML aide les moteurs de recherche à découvrir les URLs importantes du site. Pendant une refonte, il doit être mis à jour pour refléter la nouvelle structure.

Un sitemap incorrect peut contenir d’anciennes URLs, des pages en erreur, des pages redirigées, des pages noindex ou des pages peu utiles. À l’inverse, il peut oublier des pages importantes que l’on souhaite faire explorer.

Le sitemap ne garantit pas l’indexation, mais il donne un signal utile aux moteurs de recherche. Il doit donc être propre, à jour et cohérent avec les pages réellement stratégiques du site.

Après la mise en ligne, il faut soumettre le nouveau sitemap dans Google Search Console et surveiller les éventuelles erreurs. Il faut aussi vérifier que les pages importantes sont bien accessibles, indexables et reliées par le maillage interne. Un sitemap ne remplace pas une bonne architecture, mais il facilite l’exploration.

Dans une migration SEO, le sitemap fait partie des points de contrôle techniques à ne pas négliger.

Erreur n°11 : mal gérer les balises canonical

Les balises canonical indiquent aux moteurs de recherche quelle version d’une page doit être considérée comme principale lorsqu’il existe plusieurs URLs similaires. Lors d’une refonte, une mauvaise configuration peut envoyer des signaux contradictoires.

Une page importante peut pointer par erreur vers une ancienne URL, vers une page de préproduction, vers la page d’accueil ou vers une version non pertinente. Dans ce cas, Google peut ne pas indexer la bonne page ou mal interpréter la relation entre les contenus.

Les canonical sont particulièrement importantes si le site comporte des variantes d’URLs, des paramètres, des pages proches, des contenus filtrés ou des versions dupliquées. Elles doivent être vérifiées avant la mise en ligne.

Une erreur de canonical peut être discrète, car la page semble fonctionner pour l’utilisateur. Mais pour Google, le signal peut être problématique. C’est pourquoi elle doit faire partie de la recette SEO.

Dans une refonte, il ne faut pas seulement vérifier ce qui est visible à l’écran. Il faut aussi contrôler les signaux techniques envoyés aux moteurs de recherche.

Erreur n°12 : négliger la performance web et les Core Web Vitals

Un nouveau site peut être plus moderne visuellement, mais plus lourd techniquement. Les vidéos, animations, images haute définition, scripts tiers, plugins, effets graphiques ou templates complexes peuvent ralentir les pages.

La performance web influence l’expérience utilisateur et peut affecter l’efficacité du SEO. Un site lent peut augmenter les abandons, réduire la conversion et envoyer de mauvais signaux d’expérience. Sur mobile, ces problèmes sont encore plus sensibles.

Les Core Web Vitals doivent être vérifiés avant et après la mise en ligne. Ils permettent d’évaluer la vitesse d’affichage du contenu principal, la réactivité de la page et la stabilité visuelle. Des éléments qui bougent pendant le chargement, un contenu principal lent à apparaître ou une interaction retardée peuvent nuire à l’expérience.

Pendant une refonte, il faut donc optimiser les images, limiter les scripts inutiles, choisir un hébergement adapté, configurer le cache, contrôler les polices, alléger les templates et tester les pages principales.

Une refonte ne doit pas seulement produire un site plus beau. Elle doit produire un site plus rapide, plus stable et plus agréable à consulter.

Erreur n°13 : ne pas tester le site avant la mise en ligne

La recette SEO est une étape indispensable. Elle permet de vérifier le site avant sa publication officielle. Pourtant, elle est parfois réduite à une simple vérification visuelle des pages.

Une recette complète doit contrôler les redirections, les statuts HTTP, les balises SEO, l’indexation, le sitemap, le robots.txt, les canonical, les liens internes, les formulaires, la vitesse, l’affichage mobile, les pages importantes et le tracking.

Elle doit aussi vérifier que les anciennes URLs stratégiques redirigent correctement vers les nouvelles. Les formulaires doivent être testés. Les CTA doivent pointer vers les bonnes destinations. Les contenus doivent être relus. Les pages ne doivent pas comporter de textes de test, de liens cassés ou de paramètres de préproduction.

Ne pas tester suffisamment expose le site à des problèmes visibles après la mise en ligne, au moment où les utilisateurs et les moteurs commencent déjà à interagir avec le nouveau site.

La recette est donc une phase de sécurisation. Elle évite que des erreurs évitables deviennent des pertes de trafic ou de conversion.

Erreur n°14 : oublier le tracking et les conversions

La refonte ne doit pas seulement préserver le trafic SEO. Elle doit aussi permettre de mesurer la performance du nouveau site. Si le tracking est mal configuré, il sera difficile de savoir si le site génère plus de leads, plus de demandes ou plus de conversions.

Pendant une refonte, les événements analytics peuvent être perdus. Les anciens objectifs peuvent ne plus fonctionner. Les formulaires peuvent changer. Les CTA peuvent avoir de nouveaux identifiants. Les pages de confirmation peuvent disparaître. Les outils de suivi peuvent ne pas être réinstallés correctement.

Sans tracking fiable, l’entreprise peut constater une évolution du trafic, mais ne pas comprendre son impact commercial. Une baisse ou une hausse de trafic n’a pas la même signification selon les conversions générées.

Il faut donc configurer Google Analytics, Google Tag Manager, Google Search Console, les événements de formulaire, les clics importants, les téléchargements, les prises de rendez-vous ou les demandes de devis avant la mise en ligne.

Une refonte réussie doit être mesurable dès le premier jour.

Erreur n°15 : ne pas surveiller les performances après migration

La mise en ligne n’est pas la fin d’une refonte. C’est le début de la phase de surveillance. Même avec une migration bien préparée, des ajustements peuvent être nécessaires.

Après la mise en ligne, il faut surveiller les erreurs 404, les redirections, les pages indexées, les impressions, les clics, les positions, le trafic organique, les conversions, les performances techniques et les anomalies dans Google Search Console.

Une légère fluctuation peut arriver après une migration. Mais une baisse forte, prolongée ou concentrée sur certaines pages doit être analysée rapidement. Il peut s’agir d’une redirection manquante, d’un contenu appauvri, d’une page non indexée, d’un problème technique, d’un maillage insuffisant ou d’une erreur de balise.

Plus les problèmes sont détectés tôt, plus ils sont faciles à corriger. Attendre plusieurs semaines ou plusieurs mois peut rendre la récupération plus longue.

Une migration SEO doit donc prévoir un suivi post-lancement. Une refonte site web n’est pas un événement ponctuel. C’est un projet qui doit être piloté avant, pendant et après la publication.

Comment éviter une perte de trafic SEO lors d’une refonte ?

Pour éviter une perte de trafic SEO, il faut intégrer le référencement naturel dès le début du projet. Le SEO ne doit pas être traité comme une vérification finale. Il doit guider les décisions structurantes.

La première étape consiste à auditer le site existant. Il faut identifier les pages stratégiques, les URLs positionnées, les contenus qui génèrent du trafic, les backlinks, les conversions et les pages à protéger.

La deuxième étape consiste à construire une nouvelle arborescence cohérente avec les intentions de recherche et les objectifs business. Les pages importantes doivent être conservées, enrichies ou redirigées avec précision.

La troisième étape consiste à préparer le plan de redirection. Chaque ancienne URL importante doit avoir une nouvelle destination pertinente. Les redirections doivent être testées avant et après la mise en ligne.

La quatrième étape consiste à vérifier les contenus, les balises, le maillage interne, l’indexation, le sitemap, le robots.txt, les canonical, la performance web et le tracking.

Enfin, la dernière étape consiste à suivre les résultats après la migration. Le trafic SEO doit être surveillé, mais aussi les conversions, car l’objectif final reste la performance commerciale du site.

Une refonte SEO réussie repose donc sur l’anticipation, la méthode et le suivi.

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Télécharger le mini-guide refonte SEO permet de préparer votre projet avec une méthode claire avant de lancer la refonte. Cette ressource vous aide à identifier les points de vigilance, les erreurs à éviter et les étapes à anticiper pour limiter le risque de perte de trafic.

Le mini-guide peut vous aider à structurer votre audit de l’existant, lister vos URLs, identifier vos pages stratégiques, préparer vos redirections 301, conserver vos contenus importants, vérifier votre arborescence, contrôler vos balises, sécuriser votre indexation et suivre vos performances après migration.

Il est particulièrement utile si votre site génère déjà du trafic organique, si vous changez de CMS, si vous modifiez vos URLs, si vous repensez votre arborescence ou si vous souhaitez profiter de la refonte pour améliorer votre SEO.

Une refonte peut devenir un vrai levier de performance, à condition d’être préparée correctement. Le mini-guide vous permet de cadrer les bons sujets avant de passer à la mise en œuvre.

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Notre méthode permet d’éviter les erreurs SEO les plus fréquentes : suppression de pages utiles, changement d’URLs non redirigées, contenus appauvris, mauvais maillage interne, blocage d’indexation ou absence de suivi post-migration.

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FAQ — Agence marketing digital en 2026

Qu’est-ce qu’une agence marketing digital ?

Une agence marketing digital accompagne les entreprises dans leur stratégie digitale, leur acquisition, leur visibilité et leur performance commerciale. Elle peut intervenir sur le SEO, les campagnes publicitaires, le contenu, le site web, le branding, la génération de leads, le tracking, le CRM et le reporting.

Que peut-on attendre d’une agence marketing digital en 2026 ?

En 2026, on peut attendre d’une agence marketing digital qu’elle apporte une vision stratégique, une capacité de priorisation, une exécution fiable, un meilleur pilotage du ROI, une utilisation pertinente de l’IA, une amélioration de l’acquisition et un alignement entre marketing et commercial.

Quelle différence entre une agence marketing et une agence digitale ?

Une agence marketing travaille plus largement sur la stratégie, le positionnement, les messages, l’acquisition et la performance. Une agence digitale est souvent davantage centrée sur les leviers numériques comme le site web, le SEO, les campagnes, les contenus, les réseaux sociaux et le tracking. Certaines agences combinent les deux approches.

Comment mesurer le ROI marketing d’une agence ?

Le ROI marketing peut être mesuré à travers plusieurs indicateurs : trafic qualifié, conversions, leads générés, MQL, SQL, coût par lead, coût d’acquisition client, opportunités commerciales, taux de transformation et chiffre d’affaires attribué aux actions marketing.

Pourquoi prendre rendez-vous avec Cleever ?

Prendre rendez-vous avec Cleever permet de clarifier vos objectifs, d’analyser vos freins marketing et d’identifier les leviers prioritaires à activer. C’est une première étape pour construire un accompagnement adapté à votre maturité, vos enjeux et vos objectifs business.

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